14 janvier 2015 admin

L’Inhumaine en Première Mondiale au Théâtre du châtelet le 30 mars

Un Ciné-Concert exceptionnel avec la projection de la nouvelle restauration du chef-d’œuvre de Marcel L’Herbier sur la musique d’Aidje Tafial.

Le Film

« Tout est né sur un transatlantique, entre l’Amérique et la France: en 1923, la cantatrice Georgette Leblanc, qui rentrait alors d’une tournée triomphale aux États-Unis, envoya un message radio au réalisateur Marcel L’Herbier pour lui proposer un projet de film qui pourrait intéresser un financier américain. De ce premier message naquit le film muet L’inhumaine, une «féérie des sciences modernes» de très Art déco mondain signée entre autres par Fernand Léger et Robert Mallet-Stevens. À l’écran, Georgette Leblanc incarne une cantatrice adulée (habillée par Paul Poiret) repoussant les avances de ses admirateurs. Follement épris de la diva, un jeune savant simule un accident de voiture mortel, à l’origine du scandale… »

La Musique

Il a couru beaucoup de légendes à propos d’une partition originale composée par Darius Milhaud pour la première présentation de l’Inhumaine, même si, à ce jour, pas une note n’en semblait connue. La rumeur évoquait un naufrage au cours duquel la composition de Darius Milhaud aurait sombré. Quel naufrage ? Où ? Quand ? Mystère.

Il est bien entendu impossible de réinventer la compilation d’œuvres imaginée par Milhaud sur la seule base du nom des compositeurs. Cet espace ci, plus de neuf dixièmes du film, reste un espace libre dont il faut inventer la musique.

Pour les deux scènes illustrées par Milhaud (le suicide et la laboratoire), la création d’Aidje Tafial s’inspirera, autant que possible, des indications qu’il nous reste dans le concerto opus 109 de Milhaud, et qui n’apparaîtra de facto qu’en filigrane. Pour le reste du film, la partition nouvelle créera un univers sonore à mi-chemin entre l’esprit art déco des années 20 et l’espace moderne de la musique.


Aidje Tafia:Batterie, compositions
Samuel Mastorakis: Vibraphone
Guillaume Latil: Violoncelle
Booster: Machines
Xavier Bornens: Trompette, Bugle
Didier Ithursary: Accordéon
François Fuchs: Contrebasse

Aller sur le site